Les premières mentions archivistiques de Lignan remontent au début du Xe siècle ("Lignanum" en 977 dans le Cartulaire de la cathédrale de Béziers, cité par Eugène Thomas dans son Dictionnaire topographique de l'Hérault, paru en 1865).
Lignan est le lieu de terribles combats, avec l'invasion des Wisigoths puis des Sarrazins en 725. Elle est même détruite par Charles Martel en 736. Entre 780 et 844, Charlemagne et ses successeurs veulent effacer les conséquences des ...
Les premières mentions archivistiques de Lignan remontent au début du Xe siècle ("Lignanum" en 977 dans le Cartulaire de la cathédrale de Béziers, cité par Eugène Thomas dans son Dictionnaire topographique de l'Hérault, paru en 1865).
Lignan est le lieu de terribles combats, avec l'invasion des Wisigoths puis des Sarrazins en 725. Elle est même détruite par Charles Martel en 736. Entre 780 et 844, Charlemagne et ses successeurs veulent effacer les conséquences des invasions et des guerres et prennent des mesures pour assurer la remise en culture des terres abandonnées. En 816, Louis-le-Débonnaire concède des terres en faveur des Espagnols fugitifs s'étant réfugiés à Lignan et les évêques de Béziers s'y établissent en 924.
En 1360, le traité de Brétigny place la frontière anglaise à dix lieues du village de Lignan. C'est alors que les Grandes compagnies commencent leurs invasions dévastatrices et, en 1361, Lignan devient une des bases de leurs opérations. Les troupes y séjournent durant plusieurs années, tenant Béziers en perpétuelle alerte et laissant le pays lignanais dans une grande misère qui s'aggrave encore un peu plus en 1364 avec un hiver vigoureux qui gèle oliviers et vignes.
En 1562, le village est ravagé par les Guerres de Religion. Les protestants et les catholiques y soutiennent tour à tour des sièges acharnés.
Lignan connaît toutefois des périodes prospères, ses productions étant particulièrement réputées. Marie de Médicis remercie ainsi dans une lettre datée de 1604 l'évêque de Bonsi d'un envoi d'huile et de fruits de Lignan.
En 1800, la commune se dote d'armoiries ("d'hermine au sautoir losangé d'or et de gueules") toujours en vigueur actuellement.
Vers la fin du XIXème siècle, le maire Vincent Tartot permet à la commune de connaître un premier essor économique grâce à la construction de la gare du chemin de fer acheminant les vins de Béziers et Faugères.
Le 29 juillet 1928, Lignan devient Lignan-sur-Orb, et compte un peu moins de 300 habitants.